Quand on décide de vendre des sextoys sur internet

À l’heure où le chômage en France n’a jamais été aussi élevé, où les perspectives d’évolutions professionnelles s’amenuisent de mois en mois, beaucoup se lancent sur internet pour espérer gagner leur vie… Pour ma part, j’ai fait le choix de me diriger vers le E-commerce sans vraiment imaginer la charge de travail monumentale que cela allait m’imposer !

Choisir une thématique concurrentielle

Sans avoir une réelle conscience du marché et de la façon d’analyser la concurrence d’une thématique, on opte souvent pour un domaine d’activité qui semble prometteur et donc rémunérateur.

Quand on ne sait pas quoi vendre, on en vient très vite à cette réflexion : « ce qui marche et marchera toujours c’est l’alcool, la cigarette et le sexe ». De ces trois vices, j’ai choisi celui qui me paraissait le plus sain : le sexe (s’il est bien pratiqué évidement).

J’ai donc étudié et réfléchi sur les produits liés à la sexualité qui pouvaient me faire gagner un peu (beaucoup) d’argent. Écartant immédiatement l’idée de graviter autour du porno (trop dégueulasse à mon goût) j’ai opté pour une boutique coquine en ligne qui propose des accessoires érotiques pour femmes et couples.

Il suffisait de taper « sextoys » dans Google pour se rendre compte de l’engouement que suscitent ces petits objets de plaisir. Ce qui devait donc arriver arriva : Allez hop, on se lance !

La concurrence est phénoménale, la moindre requête donne des dizaines voire centaines de résultats, provenant presque tous de boutiques e-commerce… Je me rends vite compte qu’il sera difficile de se positionner sur des mots clés à fort volume de recherche et ainsi voir mon trafic augmenter !

Comment tirer son épingle du jeu dans cette jungle d’e-commerçants qui se battent tous autour d’un même mot clé ?

Forcément, on en vient à s’intéresser aux bonnes pratiques pour essayer de sortir du lot. On se rend vite compte que les autres font la même chose et qu’il va falloir se former très vite aux techniques du Web pour tenter d’obtenir du trafic qualifié !

C’est alors qu’on se lance dans le référencement naturel. Bien plus long à porter ses fruits que les annonces Adwords mais aussi bien moins coûteux sur le long terme. Mais encore une fois, une nouvelle épine (plus grosse que les autres) vient se planter dans mon pied : Google et les autres moteurs de recherche n’aiment pas le sexe : le porno, les sextoys, les récits érotiques sont tous mis dans le même panier…

Les annuaires de qualité l’ont très bien comprit et rares sont ceux qui acceptent des fiches entreprises qui parlent de sextoys… Le référencement se complique de plus en plus ! Sans parler des partenariats et autres sites de communiqués qui peuvent faire passer certaines publications comme des articles sponsorisés ! Et oui, poser un lien qui parle de sextoys sans arriver comme un cheveu sur la soupe et sans sentir la sponsorisation à plein nez devient très compliqué…

Avant de vous lancer la tête la première dans le commerce en ligne, prenez le temps de vous former aux techniques du Web, d’analyser la concurrence sur le/les produits que vous souhaitez vendre et faire un bilan de faisabilité. Plus la thématique est concurrentielle, plus il sera long et coûteux (en euros et charge de travail) pour espérer tirer des revenus de votre e-commerce. Pour être encore plus clair, évitez la vente de sextoys, sauf si vous vous avez du temps et de l’argent à perdre…